

C’est grâce à une action combinée que le miel est si efficace : le sucre qu’il contient agit comme une pompe à humidité, son acidité est active contre les germes et le peroxyde d’hydrogène qu’il libère grâce à une enzyme favorise multiplication cellulaire et vascularisation des tissus.
L’utilisation du miel comme désinfectant et cicatrisant était déjà connue dans l’ancienne Égypte et a été peu à peu oubliée avec l’avènement de l’industrie pharmaceutique.
De nombreuses études ont montré l’action antiseptique du miel. Il favorise le renouvellement tissulaire, prévient la déshydratation, protège la plaie et soulage la douleur. Le temps de cicatrisation se voit souvent réduit.
C’est le professeur Descottes, qui en 1988 établit un protocole de traitement des plaies au miel à l’hôpital. Il était chirurgien au CHU de Limoges.
Pendant plus de 25 ans, il a utilisé le miel pour la cicatrisation des plaies post-opératoires et des escarres sur près de 3 000 patients. Il est d’ailleurs de ceux qui ont largement contribué au développement de l’apithérapie médicale.
Voici le protocole de cicatrisation du CHU de Limoges :
1/ Nettoyer la plaie au sérum physiologique
2/ Appliquer le miel
3/ Couvrir de compresses
4/ À répéter jusqu’à cicatrisation